Il y a quelques temps, en 2011, à la radio de Radio-Canada, Josée Blanchette, Jérôme Ferrer et Vincent Gratton discutaient de livres de recettes, végétariens, végétaliens (végans) ou flexitariens. Et comme elle l’avait déjà fait à la même antenne, lors d’une autre émission, Josée Blanchette s’est emportée sur la question de manger des animaux, citant et recommandant avec sa verve habituelle le livre de Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux? À l’entendre, il fallait absolument lire ce livre...
J’ai vite changé de poste. Mais ce qu’ils sont ennuyeux, ces végétariens, végans et crudivores! Toujours là à essayer de nous faire sentir coupable, à vouloir nous rentrer leurs légumineuses dans la gorge, à pleurer sur le sort de quelques vaches et cochons, à vanter leur santé resplendissante et leur conscience tranquille! Laissez-moi mes steaks, bazouelle!
Et voilà-tu pas que cette semaine, contre toute attente, j’ai téléchargé le livre de Foer, en version originale anglaise. Comprenez-moi bien : je ne suis pas tombée sur le livre dans une librairie, ni à la bibliothèque, ni encore chez une amie. Non, je l’ai acquis volontairement. Et je l’ai lu. En deux jours. Mais qu’est-ce qui m’a pris? Josée Blanchette l’avait dit : « Ce livre va changer votre vie. » Elle avait raison. Ça change la mienne. Et c’est pire que je ne le croyais.
Les horreurs qui sont décrites dans ce livre, je les savais. Je les savais, mais je ne voulais pas les savoir. Vous me suivez? Je me doutais bien que mon bœuf à la florentine et mon poulet sur canette de bière n’avaient pas eu la vie facile, mais je me disais « C’est ça qui est ça » et je dégustais. Avec délices. Après la lecture de ce livre, je me suis demandé comment j’allais faire pour manger le poulet et le bœuf, et le veau, et le poisson, qui se trouvent dans mon congélateur.
Et comme si ce n’était pas suffisant, comme si, une fois la porte ouverte, après la pluie le déluge, je suis allée dans Youtube. J’y ai visionné deux vidéos :
Factory Farming in 60 Seconds Flat
Meet Your Meat
Si Foer, en entrevue, recommande simplement de manger moins de viande, pour moi, ce n’est plus suffisant.
Me voici, contre toute attente, moi, carnivore invétérée, l’auteure d’un blogue sur le Gros œuf vert, propriétaire de deux de ces Fabergé vert forêt, me voici, donc, devenue végane. Presque du jour au lendemain.
Dans cette nouvelle aventure, je compte démontrer que la vie sans produits animaliers est chose possible, saine, et même intéressante. Côté culinaire, je me délecte déjà à l’idée de découvrir de nouveaux chefs, et de nouvelles façons d’apprêter mes classiques. Et n’oublions pas le Gros œuf vert!
Tout un road trip...
Ajout : pour les incrédules qui disent que ces choses-là ne se passent pas dans notre cour, je vous invite à regarder ce reportage de CTV... http://www.ctvnews.ca/w5/undercover-investigation-reveals-disturbing-and-inhumane-treatment-of-factory-farm-animals-1.1070919.
Ajout : pour les incrédules qui disent que ces choses-là ne se passent pas dans notre cour, je vous invite à regarder ce reportage de CTV... http://www.ctvnews.ca/w5/undercover-investigation-reveals-disturbing-and-inhumane-treatment-of-factory-farm-animals-1.1070919.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire